Le temps passé à désherber

Une petite parcelle a pris énormément de temps à désherber.  Les circonstances n’étaient pas optimales : fatigue de mon côté et terrain détrempé après plusieurs jours de pluie.  La taille des mauvaises herbes était intermédiaire : trop petites pour être arrachées facilement, je n’arrivais pas à les agripper avec mes gants boueux.  Et le terrain trop mouillé ne se prêtait pas au ratissage.

Quelques jours plus tard, je reviens pour continuer le désherbage.  La terre était déjà plus sèche, mais encore assez humide que pour retirer les racines facilement.  J’ai mis moins de temps à désherber une grosse parcelle remplie de mauvaises herbes mûres, que ma petite parcelle de l’autre jour avec les petites mauvaises herbes. 

Parfois, un travail me semble facile, et finit par me prendre énormément de temps.  A l’inverse, il arrive qu’un travail qui me décourage à l’avance se termine plus tôt que prévu. 

J’étais plus démoralisée par les endroits envahis de mauvaises herbes impressionnantes que par les endroits où elles commençaient tout juste à grandir.  Mais paradoxalement, c’était plus facile de désherber les grosses mauvaises herbes que les moyennes. 

Comme souvent après une journée de désherbage, lorsque je me couche et ferme les yeux, je vois encore des mauvaises herbes.  Comme si elles voulaient survivre en s’imprimant sur mes rétines.

J’ai porté ma réflexion sur mes problèmes.  Parfois la solution ne survient que lorsque le problème a muri.  Je pourrais être à l’affut et ratisser la moindre verdure indésirée dès son apparition, toutefois comme je n’ai pas que ça à faire, et que je porte mon attention ailleurs, elles parviennent à se développer.  Mais je n’ai tout simplement pas envie de vivre ma vie en traquant le moindre premier signe de problème.  S’ensuit un stade où je me rends compte qu’il y a quelque chose à régler mais où les efforts sont immenses par rapport au résultat.  Soit je décide d’agir pour empêcher que ça s’aggrave, soit je n’ai vraiment pas les ressources de temps et d’énergie, et je les laisse pousser. 

Naturellement, certaines mauvaises herbes plus envahissantes vont couper court au développement d’autres herbes dans leur proximité.  Certains problèmes se résolvent tout seuls.  Ceux qui restent vont grandir, et je peux me laisser décourager par leur apparence.  Mais une fois que je m’y mets, le terrain est rapidement nettoyé et je suis soulagée.

En prévention, on s’est promis de couvrir le terrain d’une bâche à la fin de l’année pour éviter la croissance des mauvaises herbes au début de l’année suivante, jusqu’à ce qu’on soit prêt à bêcher.  Un geste simple qui ne prend pas beaucoup de temps et qui en fait gagner tellement par après.  Combien d’heures ai-je payé en désherbage pour n’avoir pas pris ce peu de temps en fin d’année pour couvrir la terre… Cela m’amène à réfléchir à moyen terme : si je ne suis pas prête à prendre une heure maintenant, suis-je prête à devoir consacrer des dizaines d’heures plus tard ? 

« Je n’ai pas le temps » se transforme en « Je vais prendre le temps maintenant, sinon je vais perdre plus de temps par après ». 

Je me demande quelles autres actions simples je pourrai entreprendre pour m’éviter davantage de travail plus tard.

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